Réaction d’Élie Maudet à l’agression du Venezuela

Comme LA FONTAINE dans la fable « Le loup et l’agneau », Jean-Jacques ROUSSEAU avant la Révolution de 1789 s’est insurgé contre la confusion entre le droit et la force. Il a signalé avec éclat que la force triomphante invoque toujours de « bonnes raisons » pour justifier ses actes. Les exemples historiques ne manquent point, qui nous montrent la puissance brutale se légitimant, se félicitant de ses interventions illégales, tentant de dissimuler la violence pure et nue sous le manteau de la morale, invoquant même parfois des missions de « droit divin » là où nous ne distinguons que lutte, violence et contrainte. Ainsi le plus fort parle-t-il toujours de son « bon droit »…
« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. De là le droit du plus fort ; droit pris ironiquement en apparence, et réellement établi en principe.Mais ne nous expliquera-t-on jamais ce mot ? La force est une puissance physique, je ne vois point quelle moralité peut résulter de ses effets. Céder à la force est un acte de nécessité, non de volonté ; c’est tout au plus un acte de prudence. En quel sens pourra-ce être un devoir ? »
Jean-Jacques ROUSSEAU – Du Contrat Social – (1762)
C’est pourquoi l’aventure de l’ Amérique Trumpiste au Vénézuela, comme partout ailleurs dans le monde, est déjà condamnée par l’ Histoire… Et a fortiori, le silence complice et servile des dirigeants actuels de France et de l’Union Européenne, est une infamie au regard d’un pays qui a vu naître Les Droits de L’Homme.
Prenons conscience, et osons dire que : ce sont eux – le Président des Etats-Unis et ses comparses – qui commettent aujourd’hui un crime contre l’Humanité !
Ne laissons pas faire !
Elie MAUDET.
