Les retraites au centre du débat
Après une mobilisation massive de la population en 2023 et un passage en force par 49.3, le gouvernement a tout fait pour faire oublier sa réforme des retraites… en vain : la CGT a continué de porter son abrogation dans le débat public – en accord avec 73 % des salarié·es. La mobilisation des travailleur·ses a conduit au vote par l’assemblée d’une résolution en faveur de l’abrogation, et le premier ministre a fini par annoncer une « suspension ». S’il ne s’agit en fait que d’un décalage de l’application, c’est une première brèche dans la retraite à 64 ans.
Voir : medias.cgt.fr/64ans/
Contre la cure d’austérité
Face à un budget d’une violence sociale sans précédent, les travailleur·ses se sont massivement mobilisé·es : pétition réunissant plus de 400 000 signatures, grandes journées d’action de septembre à décembre, totalisant plus d’un million de grévistes et manifestant·es… La mobilisation et le débat parlementaire ont permis d’expurger les pires horreurs, notamment :
- le vol de deux jours fériés ;
- une nouvelle réforme stigmatisante et injuste de l’assurance chômage qui aurait pénalisé les milliers de salarié·es licencié·es et un million de privé·es d’emploi ;
- la désindexation – et donc la baisse – des pensions et des prestations sociales ;
- le doublement des franchises médicales…
Des milliers d’emplois préservés
Alors que les grands groupes sacrifient l’emploi sur l’autel du profit, les salarié·es et la CGT se mobilisent pour préserver leur outil de production. D’importantes victoires ont déjà été arrachées, notamment :
- à Gardanne, où les salarié·es et la CGT se sont battu pendant sept ans pour préserver l’activité de la centrale, défendre les emplois et imposer une reconversion industrielle ambitieuse, du charbon à la biomasse ;
- à la Chappelle Darblay, où les salarié·es ont obtenu la préemption du site par la Métropole Rouen-Normandie en 2022 pour garantir sa vocation papetière après six ans de lutte, puis une entrée de l’État au capital de 27 millions d’euros trois ans plus tard. À la clé : 170 emplois locaux, la réactivation de la voie ferrée et un ancrage fort dans le développement durable de l’axe Seine ;
- à la Fonderie de Bretagne, où la mobilisation des salarié·es a permis d’obtenir une décision de justice favorable à la reprise par Europlasma, sauvant ainsi la quasi-totalité des emplois et relançant l’activité ;
- à Duralex, où les salarié·es ont repris leur entreprise sous forme de coopérative, préservant tous les emplois et redonnant à l’entreprise une gouvernance démocratique et participative ;
- à Valdunes, où les salarié·es ont réussi à faire bouger les lignes et à préserver un outil industriel unique, en inscrivant le projet de reprise dans une perspective de décarbonation et de transition environnementale ;
- à Arcelor-Mittal, où la mobilisation des salarié·es a conduit à un vote en faveur de sa nationalisation à l’Assemblée nationale, malgré l’opposition du gouvernement et l’obstruction de l’extrême droite.
Pour plus de détails sur ces luttes, cliquer ici
Une CGT tournée vers l’international
La CGT se refuse de rester spectatrice des désordres du monde. Elle a ainsi agi en envoyant plusieurs containers d’aide à Mayotte et à Cuba, durement touchées par des catastrophes « naturelles » – qui résultent du réchauffement climatique directement causé par le capitalisme débridé. Elle s’est également fortement impliquée contre le génocide à Gaza, en collectant plus de 100 000 euros pour l’UNRWA, en organisant des centaines de manifestations et en participant à la flottille pour Gaza – ce qui a contribué à la reconnaissance de l’État palestinien par la France.
On n’est pas sur·es de gagner si on lutte, mais on est sur·es de perdre si on ne lutte pas. Cette année comme la précédente, la CGT est à vos côtés pour défendre vos droits et obtenir de véritables avancées sociales !
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