Courrier de l’Ouest Justine Brichard Publié le 19/02/2026 à 14h42

Vendredi 13 février 2026, l’Association pour la reconnaissance et la défense des droits des immigrés en Bocage (Arddib) a tenu son assemblée générale à Bressuire. Alors que les conditions de régularisation se durcissent, les immigrés conservent l’espoir d’être régularisés.
Les personnes accompagnées nourrissent toutes l’espoir d’être régularisées un jour, lance Gilles Maréchal, le président de l’Association pour la reconnaissance et la défense des droits des immigrés en Bocage (Arddib). Vendredi 13 février 2026, la structure qui aide à régler les problèmes des immigrés a tenu son assemblée générale.
En 2025, l’Arddib a été sollicitée par 190 immigrés. Plus de la moitié de ces hommes et femmes ont sollicité l’association pour une première fois. Les rendez-vous pour éclaircir une situation ou un dossier peuvent être nombreux : 364 rendez-vous physiques ont été assurés par trois, voire quatre personnes de l’association. On n’est pas assez mais ça ne devrait pas être à nous de faire ça, rappelle le président.
L’action de l’association est bien reconnue. Pour autant, elle n’est pas là pour remplacer ou combler les insuffisances et les retraits des divers services publics, rappelle-t-il. L’Arddib pointe aussi du doigt le site internet du ministère de l’Intérieur : Administration numérique pour les étrangers en France. Selon eux, celui-ci est inopérant, bloque voire clôture des dossiers pour raisons techniques, sans plus d’explications.

L’association parle d’un « climat hostile »
L’association parle d’hommes et femmes tiraillés car on leur laisse entendre qu’il y a des besoins mais le climat est hostile, regrette Gilles Maréchal, le président de cette association créée en 2008. Il y a du travail ici et il y a même des patrons qui arrivent à pourvoir certains postes uniquement grâce aux immigrés, appuie Thierry Leblan Falzone, représentant de la Ligue des droits de l’homme 79 au sein de l’Arddib.
Malgré l’allongement à sept ans pour une admission exceptionnelle au séjour ou encore l’allongement à trois ans des Obligations de quitter le territoire français (OQTF), restant à vie dans leurs dossiers, les immigrés du Bocage continuent d’espérer. L’Arddib prône toujours le vivre ensemble pour faire société.
