Il y a un tassement de tous les salaires
- Comme les salaires ne sont pas indexés sur les prix, on assiste à un tassement. Dans les négociations, on en est réduit·es à courir après l’inflation pour ne pas perdre en niveau de vie – et même ça, c’est souvent refusé par les directions d’entreprises.
- Le développement des primes, « intéressement, participation, partage de la valeur… » se fait au détriment des augmentations de salaire. Ces primes, occasionnelles et souvent non cotisées, sont soumises à l’arbitraire patronal et mettent les salarié·es en concurrence.
Dernier mécanisme protecteur car indexé automatiquement sur l’inflation, le Smic est trop faible : 2e économie de l’Union européenne, la France a seulement le 6e salaire minimum d’Europe.
Les exonérations de cotisations sociales constituent aussi une trappe à bas salaires car plus on est mal payé·e, plus les exonérations sont importantes ! Ce qui incite d’autant plus les entreprises à garder les salaires bas, et à favoriser la sous-traitance.
Résultat, le Smic et les bas salaires sont insuffisants pour vivre de son travail, précarisant particulièrement les femmes – surreprésentées dans les métiers les moins bien payés. Même le gouvernement le reconnaît en compensant par la prime d’activité : l’État paye une partie des salaires à la place des entreprises !
Pire, toutes les primes non cotisées se substituent au salaire et ne comptent pas pour notre Sécurité sociale en cas d’accident,
maladie, licenciement, parentalité et nos retraites. Le gouvernement a un levier pour augmenter les salaires : augmenter le Smic
au-delà de la revalorisation automatique imposée par la loi (pas de « coup de pouce » depuis treize ans), et lever l’interdiction d’avoir un accord collectif d’entreprise ou de branche qui indexe les salaires sur le Smic.
Le cœur de la revendication CGT lors des NAO c’est l’augmentation générale des salaires
Du salaire plutôt que des primes : le salaire net pour le mois, et le salaire brut qui donne des droits. Des augmentations générales plutôt que des augmentations individuelles au bon vouloir de la direction. Et des augmentations a minima à hauteur de l’inflation, et au-delà pour améliorer notre situation.
La CGT revendique :
- l’ouverture de négociations pour de véritables augmentations de salaires ;
- l’indexation de tous les salaires sur les prix, et a minima, la levée l’interdiction d’indexer les salaires sur le Smic par accord collectif ;
- un Smic à 2 000 euros bruts indexé sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) ;
- la fin du gel du point d’indice des fonctionnaires, source d’un véritable décrochage depuis vingt-cinq ans (voir cgt.fr/simfp)
Pour tout ça, on s’organise avec la CGT, on prépare les NAO avec le tuto salaires. Échangez avec les collègues, et cherchez à les convaincre de la légitimité de vos revendications pour être majoritaires et de l’utilité de s’organiser pour obtenir des avancées.
Notre force c’est notre nombre.
Là où il y a la CGT, il y a des augmentations de salaire. Pas de droits sans syndicat, pas de syndicat sans syndiqué·es : alors on s’organise.
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